mardi, avril 17, 2007

"Le journal d'un analysant" de Raymond Bettonville: Les Po�tes de l’Am�rique fran�aise

"Le journal d'un analysant" de Raymond Bettonville: Les Po�tes de l’Am�rique fran�aise
www.lespoetesdelameriquefrancaise.org

Les Poètes de l’Amérique française

Les Poètes de l’Amérique française
La Onzième saison (2006-2007)

Communiqué de presse

Les Poètes de l’Amérique française reçoivent Antoine Boulad
l’une des voix essentielles de la poésie libanaise actuelle

Les Poètes de l’Amérique française ont l’immense plaisir de présenter un récital d’Antoine Boulad, le lundi 9 avril à la Chapelle du Musée de l’Amérique française, à 19h 30. Le récital-concert sera repris le lendemain, mardi 10 avril, à la Maison de la culture Plateau Mont-Royal, à 20 h. Antoine Boulad se produira en compagnie de Philippe Gagné, ténor, et du joueur de luth Guy Ross qui nous offriront des œuvres de Dubut, Rigaud, Boesset et Le Camus.

Le récital-concert sera animé par l’écrivain Guy Cloutier.

Antoine Boulad est né à Beyrouth en 1951. Ses premiers poèmes sont publiés dans Les Cahiers de l’Oronte en 1972 suite aux lectures publiques données au Centre Culturel « Dar El Fan ».

Entre 1971 et 1980, il effectue de longs séjours à Paris, mais « ses semelles de vent » le mèneront également dans tous les pays méditerranéens.

En 1975, paraît son premier recueil de poésie intitulé Je réclame le ministère de l’intérieur, puis en 1977, après un séjour en Tunisie, Dans pour dans, hors pour herse, une jeune fille à la tenaille au ventre.

Avec son ami le poète Michel Cassir, il crée en 1977 un numéro unique d’une revue Mauvais Sang qui réunit des textes de la guerre libanaise et où paraît Le mot, l’air et la mort.

En 1978, il part de nouveau et découvre les Etats-Unis, le Mexique et le Guatemala avant de rentrer définitivement au Liban en 1981 pour embrasser une carrière dans l’enseignement.

Les Annales de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth publient en 1984, Le lampadaire d’eau claire.

Le Passeur paraît en 1987 qui est réédité en 2004 par Saqi Books, accompagné de la traduction en arabe du recueil. Les brindilles de la mémoire chez l’Harmattan regroupent des textes déjà publiés ainsi que des inédits.

Georges Schéhadé, déménageur dans l’éternel paraît en 1998.

Avec Michel Cassir, il renoue avec l’aventure de l’écriture collective. Les distances magnétiques paraissent en 2005 chez l’Harmattan, dans la collection Levée d’ancre.

Actuellement, Antoine Boulad est directeur au Collège International. Il est membre fondateur d’une association qui a créé la première bibliothèque publique, municipale de Beyrouth. Il est enfin membre du Comité de rédaction de l’Orient Littéraire.

Le programme complet du récital-concert est disponible sur le site :
www.lespoetesdelameriquefrancaise.org

Source : Guy Cloutier ( 694-9302)

Cette série a reçu l¹appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, du Consulat général de France à Québec, de la Ville de Québec, du Conseil des arts de Montréal et de la Librairie générale française. 
ameriquefrancaise@calame.ca

mercredi, avril 04, 2007

créations d'aujourd'hui



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lundi, novembre 13, 2006

"Le journal d'un analysant" de Raymond Bettonville, mois de novembre 2006
























L'enseignement m'avait castré pendant 55 ans et par le hasard de la vie j'avais découvert que j'en avais...



Qui sont les femmes que je rencontre ?

Elles sont belles, elles sont tendres comme si l'assassinat passait par leur tendresse...

Comme si "aimer" voulait dire "tuer".



Et bien je te le dis et c'est comme cela, tu commences vraiment à m'agacer Raymond avec tes exigences humaines.....

Je suis comme cela un point c'est tout !!!!! et si tu veux la perfection sur terre alors que toi tu es loin d'être parfait, et bien je te redis la même chose, c'est ton problème, pas le mien.....

De toute façon, rien ne s'arrange car tu continues dans le reproche et comme je n'aime pas avoir des reproches injustifiés si je ne vois pas que tu te calmes pas à mon égard, je te répondrais plus, voilà ..... c'est tout.

Je tenais à te confirmer que je continuerais à te défendre simplement pour que dans ton esprit, tu ne penses pas que vu ta réaction très désagréable à mon égard, je n'en profite pour me venger..... je ne vengerais de rien, je ne changerais pas d'idée et c'est cela que je te confirme et que j'ai besoin de te confirmer.

Je sens que tu es parti dans un processus de reproches donc il est évident que si tu ne radourcis pas le ton, je cesserais de te répondre.....


Et bien pour moi tu es bien qui finit bien, tu ne me connais pas, tu t'aies cré un personnage que je ne suis pas, mais je t'assure que je continuerais à te défendre auprès de ... pas comme une promesse d'ami mais comme une évidence pour moi....

Tu m'as culpabilisé et je n'ai pas admis cette culpabilité, tu as pris des risques et c'est bien à toi de les assumer.

Je penserais à toi de temps en temps, et porte toi bien !!!!


Tu réagis comme un petit garçon Raymond et ta réaction me fait dire que tu as raison, nous ne pouvons être amis .....

Personne ne manipule Raymond et encore moins ..., ni toi ni ..., ni personne !!!!!!

Tu continues à me culpabiliser et je te rejette cette culpabilisation, tu me déçois ..., tu me déçois terriblement, je comprends que tu esun homme sensible et intelligent mais tu réagis comme un gamin impulsif.

Tu as raison, je n'ai pas besoin de ton amitié qui n'existe pas en fait, tu demandes, tu demandes , tu es dans une demande tellement forte par rapport à l'autre que tu perds plus que tu gagnes.


Oui l'Algérie est un pays spécial qui peut faire un procès sur l'honorabilité de l'autre, je suis en train de dialoguer avec ...et ...pour qu'elle te comprenne mieux et qu'elle se calme et toi tu me parles comme si j'étais une idiote capable de me laisser manipuler.

C'est moi qui suit déçu et je te renvois ta culpabilisation, moi aussi je pourrais parler de "confiance", par ta réaction, tu montres que tu n'as eu du tout confiance en moi et tu ne vois qu'un aspect.

J'ai bien compris que tu avais beaucoup souffert et qui tu étais quelqu'un qui vit dans un stress continuel, cela ne te permet pas de porter des jugements sans savoir..... tu vois comme moi aussi je peux montrer ma colère en écrivant en rouge.

Je suis quelqu'un de pure et sincère Raymond et si tu ne l'as pas compris c'est vraiment dommage pour toi et là tu vois c'est moi qui suit vexée car ta violence à mon égard et tes jugements culpabilisants me font vraiment beaucoup de peine.

Alors bonne route Raymond et sache que moi, je ne dirais jamais de mal de toi et que j'ai bien compris ton parcours....

Belote et rebelote...

... casse encore l'image de la femme...

J'en ai parlé avec Mohamed "si ... a porté plainte sur moi en Algérie, je serai arrêté pour être entendu"

Je n'ai jamais touché .... physiquement... mais sa méchanceté est là avec Jocelyne qui n'en rate pas une.

Demain, je démissionne du groupe, je ne dirai rien...

Et comme tu as eu un doute sur moi...

Tu as touché à l'amitié.

Merci et quand tu recevras ma lettre tu pourras lire mon état matrimonial de marié et le nom de ma femme et je regrette aujourd'hui d'être marié mais je le suis...

Veux-tu un certificat de bonnes vies et moeurs et une composition de famille ou une copie de mon carnet de mariage où j'ai le nom de trois enfants dessus...?

Tu vois ... la délation sur les êtres casses l'amitié et sali l'être... Et cela fonctionne très bien... Même toi tu as été manipulée...

Je te dis au revoir...



Les yeux tricotent les sentiments...Sans parler, les yeux s'aiment et ne se quittent plus...
Les mains se glissent sous les draps...
Les mains thermomètre du coeur qui bat...
Le corps se dorlote autour de l'autre comme les nuits autour de l'amour...
L'amour murmure le silence du mot...


Madame Sarkozy, ne réinventez pas les Karchers.





Oui, c'est le vôtre...












OK ..., je viens de dire ce que j'avais à dire. Maintenant c'est de mon côté terminé, mais je quitterai ce groupe si cet homme n'a pas la pudeur de se retirer.

Mais ma grande, "me retirer", tu aurais souhaité que je te pénètre...

Cul en l'air...

Voulez-vous les mots d'amour que vous m'avez envoyé en septembre...
Excusez-moi mais vous travaillez en sidérurgie...vous l'ouvrière en l'infini... vous n'en n'avez pas fini avec vos problèmes d'il y a 20 ans où vous connaissiez un goujeat.



"Monsieur Bettonville,

Avant qu'une jeune femme qui nous est chère ici, ne se rende compte de votre présence sur ce groupe et après tout le mal que vous avez pu lui faire. Ayez, s'il vous plait, l'obligeance d'avoir la décence de bien vouloir quitter cet endroit créé pour les vrais sensibles et émotifs et non pour les pervers !"

Pourquoi tu as des relations perverses avec ... ?

Où tu regrettes la perversion que tu ne peux vivre...

Jalouse de ta souffrance...





Ceci n'est pas le trou de la psychanalyse mais l'entrée...

Toi, tu me regardes: je suis fatigué mais révolté par cette société de castration, où les sentiments "aimer" et "haïr" sont tabous où prendre une femme par la main et accepter l'échange d'un moment de vie tendre et sexuel est ESPOIRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR

Je me présente ainsi, car je suis honnête dans mon miroir...

Avec ceux que j'aime et qui sont en moi et avec ceux qui m'aiment... Spécialement pour toi... Là-bas...

L'Europe conduit notre société vers la démocratie fasciste et elle est construite par des gens de gauche qui ont un discours de droite et d'extrème-droite...

J'aime la solitude de la misère...

Dans la misère, les gens se taisent et surtout, salope, psy...

Salope...

Toi, j'attends beaucoup de ta tendresse, de ton corps...

Je viendrai en TGV...

Parce que tu as peur de me perdre et que j'ai peur de te perdre...

A TOI VIE...

JE T'AIME...

samedi, septembre 02, 2006

"Le journal d'un analysant" de Raymond Bettonville, mois de septembre 2006



Qui est ce type que je ne connais pas ?

J'avais téléphoné à Alain pour lui dire "au revoir" sans me rendre compte que j'étais un jour en retard...

Zazie sort du métro...

Et toi, faisan d'où sors-tu ?





Quelques lignes, quelques silences, quelques douleurs et l'être se couche...

Si tu les adores, si tu veux vivre, sois attentif fils de la marche que tu prends le matin...
"J'ai passé mon week-end avec les livres de Dolto. C'est un trésor. Merci Frère pour les livres, c'est un bonheur."

Il ne faut jamais oublier l'être qui t'apporte les livres, car il laisse les livres mais quelque part, il est présent aussi... Il a transmis l'impossible... l'impossible étoile...




Ils travaillent comme des humains le coeur en l'air et le bras de l'amour quand ils te serrent la main et qu'ils t'embrassent...


Mon désir n’est peut-être pas d’être le premier mais d’être le dernier…

Je te serre contre moi, je te caresse les cheveux et je penche ta tête sur mon corps...

Je m'endors dans le silence de la maison... Ah! la maison...


Il marche et il marchera... C'est un de mes frères...


Je pense qu'il m'aimait mais nous n'avons pu nous le dire...
Cela vaut bien un bisou sans doute...


Cette maison de Tlemcen que je n'ai pas vue...

"L'essentiel est que je veux que tu sois bien...

Ma tristesse est partie...

Au contraire il résiste tellement qu'il devient violent...

J'espère que le boulot marchera bien pour toi...

Je deviens sois mélancolique sois agressive..."

Et Cabrel chantait...

No comment...

Alain me regarda et esaya de conclure...

"Je cherchais l'horizon, maintenant je suis horizon..."

L'être venait d'interioriser son corps et qu'est ce que le corps ?

56 ans pour que les mots s'entrechoquent comme des miroirs tricotés dans des gilets de barbe d'orée...

"Ah Raymond, le grand Raymond de Belgique? je connais un homme en Belgique qui a le même prénom que toi, tu devrais le connaitre! un grand coeur comme on en n'a jamais vu!"

Des mots simples mais avec la profondeur d'un coeur qui bat très fort, un coeur je ne me souvenais pas de ce que c'était... L'absolu de l'autre... Le mien...

Les mots de rien sont importants...

Cette place a une âme... même plus un coeur et d'ici je l'entends battre...

Je continue à m'y rendre chaque soir et quand je ferme les yeux j'y suis...

L'oubli court dans les ruelles...

Sur cette place toutes les religions se sont côtoyées dans la plus grande tolérance...

Et l'homme me regardait les larmes dans les yeux: les yeux dans les larmes.


Je continuais ma route où j'avais plus que les yeux pour voir...

J'avais aujourd'hui le recul de la vision...

Ce matin, je me levais avec un horrible mal de tête et le bourdonnement dans les oreilles et l'envie d'aimer.

Quand le corps se met à "aimer" il éprouve des difficultés à concevoir le mot et à le tricoter dans son intérieur dans un monde où le matérialise fige l'être dans un marbre de glace...

Je me réfugie dans mon bureau: "j'ai des mots à me dire"...

Deux frères, deux amis...

Deux imaginaires...

A toi mon vieux copain...

Le meilleur souvenir est la photo intérieure d'Akila, ma soeur...

Vendredi, un jour sacré...

Je téléphonai à Mohamed: "ça va mon frère" me dit-il...

Le reste ne se disait pas: c'est comme quand je regarde une femme dans les yeux...

Tous les mots ne se disent pas... et c'est dommage...

Ce serait trop clair, donc impossible...

Et puis où irai-je ?

L'être se construit de son intérieur entre les images et le texte: surout dans le blanc où reposent les yeux et où se reforment les mots dans l'infiniment petit...

Un garde civil de Sidi Bel-Abbes a demandé après moi...

"Je n'ai jamais dit que je te hais..."

"Fais attention, c'est tout..."

"Je veux des résultats...""

"Tu as trop déprimé... Pourquoi ? J'aime pas quand tu déprimes..."

Que connais-tu de l'être ?

"Y a la gentillesse par le mental et les sentiments, et la gentillesse du corps à corps..."

Le corps...

Qu'est ce que le corps ?

"L'essentiel est que je veux que tu sois bien... C'est ce qui fait peur à ton père...Oui ton père est faible par rapport à ton désir...Non au contraire il résiste tellement qu'il devient violent...C'est incroyable ce qu'une femme peut faire pour un homme...Ce samedi tes parents partent... il y avait un endroit pour être seul...Je deviens sois mélancolique sois agressive en hypo... Ton mail est excitant...Tu désires mes seins?...Une flamme qui grandit...Tu m'excites...Mais mes seins sont si petits!...Ouffff je ressens un désir pour toi...Je te désire beaucoup...J'ai envie que tu me caresses...Je te laisserais explorer...Je caresserai ton sexe... Je les fermerais par extase... Tu embrasseras mon sexe....Tu me feras jouir?Je te caresserais la peau,le cou, le torse,les testicules:je t'embrasserais...Je les mettrais entre mes doigts...Je les manipulerais...J'embrasserais ta verge...Je veux qu'avec ta langue tu me caresses le vagin, le clitoris, puis avec ton pénis tu te frotteras contre mon vagin tout mouillé... Tu mouilles beaucoup...Je glisserais sur toi...Je ressens que c'est chaud et mouillé...Tu mordilleras les nichons...Sur ta verge je la masturberais jusqu'a l'éjaculation...J'ai envie que tes mains fassent des merveilles...Mon hypo est partie..."
Nous sommes tous dans notre prison liberté...

J'ai rencontré une femme qui doit se battre pour délier les liens de son corps: prisonnière de sa foi, de son âme, des textes sacrés et de sa famille qui la castre tous les jours et d'une société qui met à jour que regarder un homme est déjà une relation et que d'avoir la pensée est mal...

"- De donner l'amour et de recevoir ...une fois un médecin m'a osculté j'ai eu une angoisse-je manquais d'air-je n'aime pas me faire ausculter-ça touche mon corps-tout mais lui ce n'était que le buste, pour le coeur-une gynéco-mais je maudis ça-aller chez la gynéco c'est terrible-une fois dans ma vie- je ne peux pas-je deviens raide, rigide et je manque d'air-je pourrais tuer mon enfant-l'enfant que j'étais- je voulais mourir étant enfant-donc je tuerais l'enfant qui me représentera- je le déchiquetterais-j'ai vraiment mal de parler de ça..." Je le sais, lui répondis-je.

-------------------------------------------------"Tu n'es pas normal vieux!! tu dépasses les bornes, tu ne sais pas qu'il faut respecter la vie privée des autres comme celle de ma soeur ?? Tu espères quoi en m'envoyant tes discours débiles??? Peut être que tu espérais que je me fâche contre ma soeur?? Tu es la dernière merde qui puisses entrer entre moi et ma soeur, alors il vaut mieux que tu t'eclipses de notre vie à jamais, et au prochain message de ta part, je m'occupe de te ficher aux frontières Algériennes, tu ne sais pas où tu t'es fourré

Adieu"

Quelques menaces de mort d'un frère pour l'image de sa soeur quand il profite de l'image et ceci n'est que du semblant... On m'avait parlé de corruption... Maintenant, je sais ce que c'est...

Attention, je pourrais passer la frontière algérienne et être arrêté sur plainte de ce monsieur "honorable"-ce sont toujours les "honorables" qui assassinent...: n'est-ce pas monsieur Bush...

ASSASSIN.......................................................................................

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Revenu, je n'étais pas encore parti et je planais toujours entre les mails et les figues...

De ma vitesse, je roulais en moto à cent-dix kilomètres heures dans le virage...

Je cherchais le chemin de mon retour intérieur...

Entre les deux, j'avais ma place...Où vas-tu corps perdus ?

Où cours-tu les pieds nus ?

Il faut une séparation dans les crises...

Les photos servent à fixer les images non vues.

"Je crois que tu as déjà pas mal de ménage à faire dans la tienne avant de t'occuper de celle des autres.
Il y a quelques semaines Tlemcem était le plus beau village du monde et aujourd'hui il ne serait peuplé que de voleurs et de manipulateurs.
L'analyse de soi est primordiale avant l'analyse des autres."

Il y a dans ce texte l'illusion de paraître et à trente euros l'analyse le sms...

"Raymond, tu me fais chier"...

Très anale, la fille... et la passe à trente euros...

Que dire ? Que faire ? Fais un bon entretien me dit-elle et cela ira mieux et toi petite tu vends ta carrosserie sans entretien...

Je les désire... Les ombres s'obscurcissent aux regards des rayons de la passion humaine...


jeudi, août 03, 2006

"Le journal d'un analysant" de Raymond Bettonville, mois d'août 2006









Le 3 août 2006.


Quelque part dans ce monde parfois si joli, les êtres souffrent...

Ma femme était rentrée fâchée de voir que j'avais divisé les comptes communs par deux...

Dans un moment de colère, elle prit la raclette en fer et me l'envoya sur la cuisse protégée par un jean: une trace ouverte de cinq centimètres... David derrière moi me tint les bras et comme je lui demandais de la lâche il me projetta par terre et je tombai sur le sol... Voilà la troisième fois qu'il passe à l'acte sur moi... Les maux sont là.

Le 4 août 2006.

Je venais de rentrer: je lisais mon courrier...

"Me voilà maintenant aimer, non attirée, non dépendante, d’un père, non d’un pervers narcissique, pour avoir, non comme une demande d’amour, non une demande de coups dans tous les sens du terme, en fantasmes? dans la réalité? de lui, rien que de lui.
A toi mon père dans tes bras..."

Je la croyais morte mon idée... Non pas cela... elle vivait avant de mourir...

Elle confondait le copié-collé avec le collé dans mon intérieur et que je parvenais pas à décoller ou à déconner...

"Tu as écrit aussi :
« La tristesse, par la main, me guide vers mes prairies intérieures où luisent mes sanglôts à la terrasse des cafés le soir quand je me promène pour téléphoner sur la ligne qui grézille sous une musique tzigane. »
Désolée, c’est mon téléphone. Je vais en acheter un nouveau samedi.
Je sais, c’est stressant, car nous sommes sans cesse coupés et brutalement. C’est frustrant.
La fin de communication, la séparation devrait se faire plus doucement. Et puis séparation n’empêche pas qu’il n'ya pas de retour."

SORS DE MA VIE, m'avait-elle dit au téléphone...

Le téléphone avait toujours beau dos: vous avez déjà vu un téléphone avec un dos...

Comment vas-tu Nadia ? Ta voix est tendre comme le ruisseau qui coule doucement...

Amitiés à toi...

Le 7 août 2006.

J'avais passé mon week-end avec les crises de ma femme qui se plaignait qu'elle vieillissait...

David trouvait que je ne faisais rien... Qu'il n'avait pas d'avenir...

Il était à table et il étudiait...

Les heures passaient comme des secondes et les secondes come des minutes...

Elle avait le mal du pays...

Comme moi, j'avais mal au pays de mon corps...

La nuit et la pluie tombaient vers l'obscurité des êtres...

"Souris un peu ça ira..." Comment puis-je sourire avec ce mal de tête et les saignements de nez ?

"Tu as l'air de souffrir..." Je n'ai pas l'air, c'est vrai... Mais avec le temps... souffrir est synonyme de vivre...

Le 8 août 2006.

Je crois que beaucoup de monde meurt de la misère mais aussi de cette abscence de nourriture culturelle...

Le camion avait été en panne... J'avais offert un crème glace et une bande à Quentin que j'avais deux fois dans ma vie parce que lundi c'était son anniversaire...

Chez Sarah, elle s'approcha la première et me fit un gros bisou qui venait d'autre part que des lèvres mais aussi du coeur...

Rentré, je ne parvenais pas à trouver comment obtenir un document qui me permettrait de prendre quinze jours de vacances ou je n'avais peut-être pas envie de le prendre mais de les perdre...

"Longtemps, elle a joué du piano, avec dans l'idée d'être concertiste. Contrairement à toi elle n'était pas fille d'ouvriers, mais elle a tant détesté la classe sclérosée de ses parents... "

Je ne trouvais pas de chambre d'hôtel et finalement je ne comprenais plus rien...

Quand c'est simple, cela devient compliqué...

Le 9 août 2006.

Le levé fut pénible, le mal de tête et le bourdonnement des oreilles étaient présent comme pour ne rien entendre du bruit extérieur, n'entendre que le bruit intérieur...L'impression de ne rien trouver est apparente: que cherches-tu ? Peut-être de me recoucher et de fermer les yeux...

Hier c'est toujours aujourd'hui...et demain, c'est encore aujourd'hui...

"Oui, bats toi, je ne veux pas que tu passes ta vie comme un ver de terre.
Pour les photos tu as raison, procure toi un numérique, comme ça tu écriras un autre livre avec des photos prisent "surtout pour le mariage" c'est trés beau.
ton portable ne le laisse pas trainer, raméne le avec toi.
Cet aprés midi je t'enverrai une invitation au mariage de mon frére"

Celui qui ne se bat pas est abattu...

Le jour de gloire n'arrive jamais que dans l'imaginaire...

Et il est arrivé comme un chant de blé...

Comme un chant d'aimer...

Comme un chant d'amour...

"J'ai des lacunes quand même!"

Tout le monde a des lacunes: c'est plus facile pour se regarder dans ce miroir intérieur que l'on partage avec ceux qui veulent bien y entrer en laissant leurs pieds dehors...

"Quelques fois le silence est d'or..." Oui, l'or est silence comme le a-doré du sourd...

Comme le "je t'a-dor-e", comme le "je te ai-me" d'un syllabaire d'amour...

Les mains dans les mains, je remontai la rue de Bruxelles à vingt ans et les lumières rouges et roses me laissaient apercevoir les filles de "je ne t'adore pas"...

Je serai attentive de ne pas la blesser mais tu fais bien de me le dire car elle me parlait souvent au téléphone qu'elle pleurait souvent seule... Les gens pleurent souvent seuls ou alors pour les caméras... Pour combien tu me paies pour la prochaine prise ? Du cinéma...

J'ai connu un peintre liégeois il était pharmacien... On ne le voyait jamais peintre...Il était toujours dans son officine...
Il se levait et dès 5 heures et il commençait tous les jours très tôt devant son chevalet...

Le 10 août 2006.

Partir... Oui... Toujours partir...

"Je ne t'oublie pas..." Moi non plus...

Que dire à ces êtres qui défilent dans ma vie comme des souvenirs...

J'ai plein de noms dans ma mémoire mais elle oublie et se souvient d'aujourd'hui...

"J'ai besoin de toi pour réussir..."

"J'ai une envie de camembert..."

L'oubli se transforma en camembert et s'en alla chez dame la souris...

Je ne dormais pas bien...

Un petit mot avant de prendre mon petit déjeuner.

"Désolée pour toute à l’heure au téléphone, parce que je n’étais pas très bavarde.
J’ai du mal à me réveiller ce matin, je me sens endormie, sans force, mais je pense que ça ira mieux après mon petit déjeuner et au cours de la journée. Je l’espère en tout cas s’il ne s’agit pas d’autres choses?"

Je fus harcelé ce soir par une amie qui voulait entrer en nuisette dans mon bureau, mai je n'aurais pu continuer à écrire et comme l'écriture est plus important que le cul je lui laisse l'écrit...

Elle vient d'introduire sa main dans ma culotte...

"Eh oui, tu as réussi encore à me faire répondre encore...

J'ai l'impression que ça n'évolue pas, c'est bien triste.Rien ne t'arrête Raymond."

Si l'orgasme sur tout l'ordinateur et tes fesses sur les lettres... heureusement que j'avais sauvegardé la photo de ton cul...

"Je vois La Femme que tu exposes, tout comme des écrits de l'autre. L'autre comme un objet pour toi."

La femme s'expose comme tu t'exposes, ma chérie... Bisous... Je te laisse devant tes volets clos comme les maisons...

Mais enfin, je viens de trouver tes seins... Mais t'as beaux seins, je t'ai même fait une dédicasse sur celui de gauche "mon amour, marqué par une bouche experte du biberon..." Tu ne t'en souviens pas...

C'était bon et tu vais bon ma grande... Quand tu t'es penchée en arrière...

Oublié... Tiens...

C'était sur M6: non...

Ah! oui... chez toi... Je confonds tout...

Mais tu es douée et je donnerai ton adresse à ceux qui aime cela: c'est du 86D de mémoire de bi-route.

Affirmatif!

Le 11 oaût 2006.

Aller à Bruxelles et ne rien trouver...

"Pourquoi est-ce que je continue à me faire humilier par toi ?

Comment ça tu ne vas pas me dire ce que tu vas faire ?
Non, tu ne viendras pas chez moi, tu ne disposeras pas de mon corps, tu ne me pénétreras pas.

Tu as dit : « tu sais très bien le respect que j’ai pour toi » .
Que veux-tu faire croire ? Mais non, tu ne respectes pas l’autre. Vois-tu ce que tu as fait et ce que tu continues à faire ? En as-tu conscience ?

Je te prie de cesser d’alterner tes dires humiliants avec tes « bonne nuit, bises.. » Cesse de me manipuler.

Tu as écris : « Une femme s'expose comme tu t'exposes »
Est-ce ça pour toi une femme, La Femme que tu exposes là ?"

A toi mon petit coquelicot...

Elle enleva le tout et elle était nue: "tu ne me sautes pas dessus", me dit-elle ?



Elles jouaient près de moi dans un film muet en noir et blanc: l'érotisme 1900... celui d'avant la guerre 14-18.

Le 12 août 2006.

Quelques mots...

J'avais été réveillé vers 5 heures par une femme hystérique me parlant de l'argent...

L'argent, encore une passe non payée mais des sentiments oubliés...

"De loin les gens normaux croient que ce sont des pierres, eh ben non! ce sont mes sentiments, mes tristesses cachées et camouflées comme des pierres...", m'expliqua-t-elle...

Elle cherchait tou les jours une raison de vivre...

Tu y associes "échec" et "mort" mais t'arranges pour réussir en essayant de remettre en cause ta réusssite "je veux faire quelque chose de ma vie".


Aux yeux de tes parents tu es morte: à mes yeux tu es très vivante... Vis...vis..."ton moi n'est pas sans émoi..." tu as beaucoup d'émoi en toi...

"Quand mon père me manque, je me cache dans le noir pour le voir passer, et le regarder sans qu’il sache, de lui dire que je l’aime sans qu’il l’entende parce qu’il deviendra dangereux. "

C'est beau mais dur...à vivre et à lire.. Tes phrases me font penser à celles entendues hier par David...

Pour exister, il faut réussir...

Oui !!! "ma mère me hurle..." C'est pas comme Nadia...

"J’écris pour exister quelque part, même sur un bout de feuille j’ai une petite place qui ne me repoussera pas quand je veux vouloir, elle au moins est blanche, je ne me cache pas dans le noir pour lui écrire. " Très belle phrase mais quelle douleur!!!

Dis-toi que je ne te reposserai pas et je ne suis pas un bout de feuille...

A toi qui cherche l'espoir dans la troisième bougie...

"Elle pense à toi..."

Quand une femme pense à un homme, le langage du coeur est commencé toujours avant les mots...

L'autre jour elle m'a parlé du greffon et de son éventration je lui ai dit que je viendrai la voir à l'hôpital à Paris: elle fut émue...

"Oui c'est moi qui l'ai poussé à se confier, vous vous connaissez mieux maintenant.
Elle est bien moralement quand tu lui dis ces trucs là!"

Le 15 août 2006.

J'avais oublié que j'existais comme un fruit sur une table qui attend de pourir, qui attend qu'on le mange, qui attend de partir... J'avais le billet d'avion dans ma poche. Demain, j'irai chercher le visa... Aujoud'hui, je le trace: aujourd'hui, l'imaginaire de hier...

Et pourtant entre un cornet chocolaté et une femme nue, lequel des deux est le plus érotique ?

Une dame m'écrivait son étonnement sur les mots et les images montrés et pourtant, n'y avait-il pas de la jalousie de ne pas la montrer nue ou de montrer une autre nue ou pourquoi un cornet de chocolat et pourquoi pas son corps...

J'aime les "bisous chocolaté"...

Dis petite... quel est ce visage qui t'attriste?

Quelle est cette tristesse que je vois ?

Dis-là, car aujourd'hui, tu l'as toujours en toi comme le bruit de cette guerre intérieure qui est la tienne ?

Maman te tient la main, mais quelle main à ce moment, quelle chaleur...Qu'est ce qu'il y a entre vous deux à ce moment ? Un lien d'amour, un lien de haine, un lien ...

Aujourd'hui l'être humain a besoin "de mots vrais"... et même en psychanalyse il y a une dérive des mots vrais...

"Malheureusement c'est vrai..."

"Les mains de l'oppression...": les mots de l'oppression...

"Amir : destiné à une vie féconde "... Ah! Qui sait...

Le 20 août 2006.

Enfin, l'analyse était en image et les mots devenaient soleil...

Pas de nouvelle de la maison, mais des nouvelles des humains et de leur chaleur qui touche le coeur comme le silence berce le berceau de Tlemcen...

Le sourire dans l'autobus remplaçait les caricatures des portes blindées du TEC où les grèves permanentes se saucissonnaient sur le trottoir du bus qui n'arrivera pas ou plus...

Le mariage et la piscine furent des moments de silence comme les neurones changent de connection adsl...

La conversation continuait en français dans cette Algérie où la beauté était au fond de la chaleur humaine des non-dits mais dits par "asseids-toi"..."reste..."...

La mariée était heureuse...Les larmes du bonheur grignotaient le temps arrêté comme la terre tourne en marche arrière... Je ne la connais pas mais elle est désirable dans la recherche de mon image intérieure...

Sois heureuse...

Je ne l'avais pas rencontré mais j'avais cette photo et ce jaune, cet or où les alchimistes transformaient l'être en bonheur-or...

Je ne connais pas ton nom mais l'imaginaire de la beauté du soleil suinte des yeux perçus dans l'éblouissement du moment.

Le 30 août 2006.

J'avais voyagé mais où....

Je ne sais...

Et demain...

Les enfants en joie regardent l'objectif, mon objectif...

Le silence des images entraine des mots comme les mots colorient les images dans le coeur des yeux...

Vous connaissez: elle vous parle...

Quand un être regarde les étoiles, vous voyez les étoiles...

Sois heureuse...


L'enfant dans mon bras gauche montre avec la main droite le signe de la paix... Tous les enfants du monde dans mon bras gauche...

L'être humain vous parle dans le silence: écoutez le...

Salut mon frère de 76 ans et deux béquilles pour la route...

jeudi, juillet 20, 2006

"Le journal d'un analysant" de Raymond Bettonville, mois de juillet 2006


Il faut noter que ce texte relate la vie non imaginaire d'un analysant et de ses rêves... à tout moment, il parle de personnages existants et toute ressemblance ne serait pas pure hasard...

J'étais arrivé en analyse chez Alain, voilà deux ans...
Et avant j'avais vécu deux périodes d'analyses.
J'avais quitté l'enseignement par mépris de la structure politique dite socialiste et qui est avant tout d'extrème-droite par le discours.


Les inspecteurs, les politiciens venaient du peuple mais le pouvoir tuait leurs racines comme ils tuent les enfants...
Eh oui ! on assassine facile, n'est-ce pas Jacques et les autres car quand vous ne dites rien vous êtes responsables de ce "rien".
C'est en ne disant "rien" que le fascisme monte comme un socialisme à visage inhumain...

13 juillet 2006

J'arrivai assez tôt pour ne pas me presser mais j'étais parti de chez moi sans rien dire, car il n'y avait plus rien à dire que le silence...


Chez le psychanalyste, il y avait une odeur d'homme solitaire...Son vélo était dans le corridor et quand j'étais en avance, la première pièce à droite permettait un repos... J'y voyais au mur les différentes peintures réalisées: il faut un certains temps, me dit-il un jour quand je le questionnai sur sa production.

Dans sa collection de cd, il y avait beaucoup de morceaux de jazz et se souvenait de Jacques Pelzer...Quand il ouvrait la porte, je montais derrière lui et je regardais à chaque fois ses fesses balancer comme je regardais il y a quelques temps les fesses des putes.

J'avais quitté mon analyste vers onze heures quarante-cinq. Il savait que je devais me rendre à Paris embrasser une amie... En ouvrant la porte, il me souhaita bonne route et réciproquement un bon week-end.

Pendant la séance, j'avais reparlé de maman. Je la voyais très belle avec un décoleté séduisant et le plaisir que j'avais de l'embrasser dans le cou. Je n'avais jamais vu les seins de maman: cela me manquait, car je cherchais d'autres seins mais je n'avais jamais retrouvé ceux que je ne verrais pas...J'attardai mes yeux sur les boutons d'une porte de l'armoire qui me faisaient penser "aux temps modernes"...Le ventilateur tournait silencieusement... Avec un rien, ce pouvait être un polar.

Je repartis vers la moto qui m'attendait attachée à un poteau de peur qu'on ne me la vole.





17 juillet 2006

J'arrivai un peu tôt, je m'assis toujours à la même place vers les mêmes peintures qui devenaient les miennes: c'était mon Louvre...Ma louve...



Le ventilateur était toujours présent. Le psy semblait fatigué par la passe précédente...L'érection même flottante doit quant même être pénétrable...Je regardais le sol... Je reposais le temps du temps...

Revenir sur le film que je n'avais pas filmé sur les mots que je n'avais pas dit...La dame nettoyait le distributeur de café et gentiment, avec le coeur, elle me dit:"bonne route, monsieur"... Cela valait les 850 kilomètres...

Mon fils descendait de plus en plus au bureau pour me demander des renseignements sur ces cours et nous parlions...

Une séance calme comme celles qui font du bruit après...Je lui avais parlé de mon week-end frustant mais je m'y attendais car l'amie cherchait d'autres sexes que le mien et qu'elle avait la facilité d'en trouver.Elle me parlait régulièrement de ses anciens copains, de ses anciens préservatifs...au goût cerise, cerise n'était pas le nom de la dame.

J'étais sans tonus et je parlais lentement... sans passion ou comme si j'attendais ce qui allait venir après: après c'est toujours après...Les séances sont ce qu'elles sont: l'intérieur évolue à son rythme. Laissons place à la trace...Je passe la main à mon corps...

En le payant, nous nous regardions car j'avais perdu les dates des prochaines séances: je perds souvent les dates depuis 1996 où mon père est décédé: je suis sans date.

Alain me reconduisit jusqu'à la porte...

Arrivé à la moto, je me sentis pressé et pas satisfait de cette séance comme je ne pouvais pas être non performant... Je ne pouvais me refuser ce plaisir, ce désir...En rentrant, je roulai vite mais prudemment et gentiment, je fis un signe à une automobiliste de passé et son sourire m'ouvrit les portes du retour.

Le 18 juillet 2006

La journée fut longue...

J'avais en tête le rendez-vous chez Alain, mais les kilomètres pour l'entreprise familiale m'avaient pris des forces...Au premier client, je pus rire et sourire avec la dame, de mon âge: elle avait compris mon errance... Je la quittai avec un sourire réciproque.

Chez Sarah, je déchargeai les trente cartons et je réparai l'appareil: elle voulut m'offrir une boisson mais son frigo était vide... Elle s'en excusa...Je traversai la rue elle revint avec deux verres: un de coca et l'autre d'icea tea... j'avais oublié le petit enfant qu'elle avait eu avec un homme du village: j'allai rechercher le verre manquant et je revins aussi avec deux tartelettes aux fraises mais pas sauvages.Venez dans le living me dit-elle avec un décolté normal mais ses seins laissaient deviner un âge de maturité...En partant, je la regardai et lui ajouta "quand le coeur bat, il faut le laisser battre". Elle tourna la tête et dit en acquiessant de la tête "c'est vrai"..."Bonne route", ajouta-t-elle...J'avais rencontré une fois sa maman qui fréquentait un café philosophique et nous étions parlés par le regard...

En revenant, je sentis le devoir de m'arrêter chez mon ancien professeur d'histoire... Il était torse nu à 84 ans et me souriait: j'étais chez moi.Chez lui, c'était mon temple...En le quittant, il me dit "merci de ta visite" et pourtant c'était moi qui aurait du le remercier de pouvoir encore lui rendre visite, car il faisait partie de ses vieux chaînes de la forêt.

Rentré, je devais penser à ne pas oublier ma séance...Je partis juste à temps car je soupai en plus avant...J'avais 20 minutes pour traverser la ville: la ville emblème de mon corps...

En moto, le rituel de l'attaché au poteau: toujours le même et hop la sonnette...La pharmacienne sortait "vous n'avez pas l'heure!"... J'étais à temps.Alain m'ouvrit: l'envie de l'embrasser était présente comme un ami de tous les jours... Le miroir de l'amitié où le verbe n'existe pas.La montée de l'escalier et le ventilateur ventilait la pièce où l'éjection des mots devait laisser des traces au mur et sur les oreilles des rideaux...Me dire... Me silencieux...Je parlai peu comme si j'avais assez parlé ou vécu de la journée...Finalement la trace avait été bonne: j'avais tracé mes maux dans les murs de la rue...Un oubli, un regard... L'odeur du précédent et me revoilà reparti sur "maman", sur "maman" oui...Le bisou posé dans son cou... ses cheveux et parfois ses larmes...J'oubliais le feu à gaz ouvert et non allumé quand adolescent j'arrivai un après-midi pour lui dire bonjour ou pour lui dire au revoir.Les différents rayons de soleil de la journée, les différents sourires ont illuminés mon intérieur de leur rayonnement et mon coeur battait à nouveau d'un calme...Je terminai sur la notion de "paiement symbolique": un don de sperm...Le rituel du départ, la poignée de mains et le sourire: oui le sourire...

La moto m'attendait comme le cheval attend et me reconnaît: elle n'obéit qu'à moi...Elle me trace ma route même sur la "mère"...que je chevauche avec un piston...

19 juillet 2006

La journée f
ut monotonne.

J'avais téléphoné à une dame que j'appréciais et je fus heureux de l'entendre me dire quelques mots.Je passai toute la journée devant l'ordinateur où la comptabilité met au carré l'être sans qu'il s'en rende compte... Il faut toujours du temps pour repenser différemment...J'avais aussi reçu un rappel pour les communications de mon portable car je l'avais utilisé avec abus quand j'étais en France...

L'encodage passa rapidement et aisément, mais c'est toujours après le repos et le mal de tête."Peut-être ça sera mon dernier message pour toi. Après, tu n’entendras plus parler de moi, parce que j’ai mal", m'écrivit une dame dans mon courier électronique.Cette dame savait que j'éprouvais encore des sentiments et elle me testait comme on teste un chien avant l'attaque: "aux pieds, vas-y!" Elle m'interdisait même de passer dans sa commune de peur de quoi ? Je nen le savais... A force de vouloir comprendre l'autre, je ne me comprends plus moi-même..."Je rampe, tu aimes comme ça", ajouta-elle mais pourquoi ? Elle rampe et elle aime cela... Oui elle avait rampé avec d'autres et elle aimait cela mais avec moi à chaque fois je l'avais relevée et elle n'aimait pas cela... Elle avait un aspect sado qui la bloquait et pourtant... Maintenant elle m'exprimait sa jalousie, sa possession en me disant "je ne suis pas un objet"-qu'est-ce qu'un objet ? et cherchait régulièrement à me répondre en me prenant pour qui ? Je ne savais pas ce que je représentais pour elle...ou avait représenté...

Avant de me rendre chez Alain, je passai par le bureau des contributions y déposer une enveloppe...Chez le psy, dès mon entrée, je lui mis en main des textes et il me remercia gentiment en commençant à monter, mais je montais avec un ami...: ce n'était plus la pute mais l'homme.Il était en forme comme moi... Je lui parlé de Pascal Duquesne dans le "huitième jour" de son inhibition et des valeurs premières qu'il faisait passer...Je revins sur l'entretien de la veille avec René:"tu sais Albert l'extrème droite d'aujourd'hui, c'est celle organisée pendant la guerre d'Espagne en 1936 et cela a suivi jusqu'à nos jours: tout cela cautionné par un langage de gauche mais pour éviter de dire qu'il est de droite ou d'extrème-droite: nous devons penser à nos petits enfants parce qu'on ne peut pas savoir ce qui les attend... Jaurès a dit ce que personne n'osait dire. Joris Ivens a montré ce que personne ne voulait montrer... Ferré, Brel et Brassens ont chanté ce qu'on ne chantait pas...

"René avait relancé la trace...La trace réapparut en associant les différents métiers comme instituteur, vendeur de casserole,administrateur de sociétés, professeur de dactylos, bibliothécaire... et cette

liberté que je me donnais de m'arrèter de parler dans ma classe quand un enfant voulait s'exprimer-la trace de l'enfant était primordiale...J'avais continué avec Tony par la revue de poésie, pour terminer par un spectacle total. Nous étions dans la trace de mai 68 où "il est interdit d'interdire"...Il n'y avait pas d'interdit. Il y avait surtout une mise en question de la société où nous vivions. Je compris que ma trace d'aujourd'hui avait toujours existé...

Devant une grande feuille blanche et des gouaches, un deux mètres sur trois, et l'expression des pinceaux par de grands traits m'avaient permis de découvrir l'être bloqué par l'abscence de trace des mains où l'être trace par le silence, la parole, la moto sur la route, le geste, l'écrit... et cela ne fait que le "un" dans le tout et le "tout" en un ... Je venais de dire ma trace et son sillon...Alain me reconduisit gentiment, car la complicité tendresse apparaissait de plus en plus dans les miroirs du corridor..."Je t'aimais bien tu sais..."

Rentré sur un mail, désolant ma grande, mais trace aussi: cherche et tu trouveras, mais pas nécessairement ce que tu cherches: je t'embrasse ma grande. Fais un bon dodo..."Mais ma grande, il suffit de tracer les mots, les idées, les gestes, le coeur et tu comprendras ce que je voulais que tu découvres et je te souhaite que tu le découvres..."Tu sais les putes sont des femmes honorables, Sartre l'avait compris, mais il y a des femmes moins honorables qu'on devrait appeler des putains même si elles ne se font pas payer, mais où l'homme paye par la symbolique des sentiments.

Le 20 juillet 2006.

Une journée où j'avais passé une bonne nuit...

"Je ressens ton désir et ça me prend dans mon corps. Ca m’excite au point de me rendre dingue."

Ce sont les quelques mots que je lus pour me remettre dans le contexte...

Alain était passé chez son coiffeur italien: il était plus jeune...Je lui parlai encore des putes mais j'en vins surtout au décès de maman où j'en voulai à papa de ne pas l'avoir sauvé de la mort...Papa avait été mis sous morphine dans ses derniers moments et je lui avais expliqué la tendresse de ce moment où vous êtes devant papa vivant et lendemain où papa est mort et à ce moment le doute est là. En parlant, j'eus les larmes aux yeux: j'étais parvenu en deux séances et dire les mots "papa" et "maman" avec la tendresse des larmes.

Parvient-on à couper le cordon avec la mère ? J'en suis arrivé à lui dire "non" car où irait le désir et la séduction de la femme et que serait la symbolique du sein ?Maman était plus belle et plus douce que les femmes que je rencontre et pourtant je la cherche."J’ai écouté ton message sur le répondeur de mon portable et j’ai lu tes messages."Je ne sais plus comment finit la séance: elle fut dense, tendre mais dure par les mots. Les mots tendres sont durs.

Alain me reconduisit à la porte de sortie et nous nous souhaitions un bon week-end.

J'avais mal à la tête... L'expression des maux surtout quand je ne les ai jamais dit est une rencontre de boxe contre soi-même: la tendresse est plus difficile à dire que la haine même si les deux sentiments sont tellement près.
Il est plus aisé haïr qu'aimer...
"Je te trouve touchant et attendrissant quand tu parles de ta maman et de ton papa." J'aurai voulu lui dire "essaye"...

"Tu sembles beaucoup souffrir ", et TOI...

Le 21 juillet 2006.

Ce vendredi est "jour de fête" mais pas de Tati... L'après-midi, je rendis visite à un couple d'ami et j'entendis les deux chansons enregistrées par Marie en rapp et en reggae: c'est beau...

Courage...

J'éprouvais de plus en plus de plaisir de passé quelques minues tous les jours dans la maison de mes parents qui avaient été ouvriers d'usine... J'y retrouvais un calme, une sérénité de l'intérieur... Le plaisir de me lever fatigué comme un être ressentant que la vie trace aussi...

Je regardai les différents messages reçus par mail... Eh! le mail a démêlé...

"Je suis en vacances ce soir, et j’aimerais utiliser mon énergie à autre chose qu’à me faire du mal, et je pense qu’il serait plus raisonnable pour moi que je cesse tout contact avec toi, pour ne pas me faire du mal."

Je ne la comprenais pas et pourtant j'en parlais chez Alain, mon miroir, mon ami, mon frère, mon père, mon enfant... Je m'en parlais, mais il y avait trois mois d'échange avec la profondeur des mots et cela elle l'oubliais... Les sentiments ne sont pas à déchirer.

J'essayais de comprendre ce qu'elle m'avait écrit mais la difficulté venait que je lui parlais de sentiments et qu'elle me parlait de fantasme...

"Oui, ces femmes qui se prostituent malheureusement et peut-être pas toutes forcément par choix, sont sûrement des femmes très bien. Quel gâchis.
Certaines sont aussi forcées par des proxénètes à se prostituer."

Quel gâchis aussi pour ces femmes qui croyent ne pas se prostituer !

J'avais envie de prendre la moto et partir jusqu'au bout des mots, jusqu'au bout de la vie...

Au loin, il y a un soleil, mais parfois deux...

A toi, petite fille...

Le 22 juillet 2006

J'éprouvais des difficultés depuis la dernière séance à respirer. Le mal de tête restait et je pensais souvent à mon adolescence... A la chatte qui accouchait dans le charbon rentré dans la cave, aux chats qu'on noyait...Au jeu de billes, à la marelle...

J'étais secoué mais où...

J'essayais de me débarrasser de "cet interdit de l'inceste" que j'avais gobé comme on gobe un oeuf.

J'avais reparlé de Cousteau qui avait passé sa vie en mer et sur la mère... sans oublier le silence de la mère, celui-là est le mien... Ma mère est réapparue après avoir plongé dans l'interdit de l'inceste comme si un était comme réaction l'autre.

La mère est belle et calme, son collier autour du cou, la rend désirable... Elle est toujours désirable surtout après la mort où le désir n'a plus qu'à être...

Mais finalement, le visage et les sentiments pour des êtres disparus réémergeaient dans des êtres jeunes: je pensais à "Mort à Venise"...

Le 23 juillet 2006

J'avais passé la journée à changer les photos du blog: elles étaient de plus en plus érotiques-miroir de mon intérieur...

Les photos venaient très rapidement à ma bouche comme pour combler le vide ou la bite que je vidais en la remplissant.

Les mots me dépassaient en mélangeant l'érotisme, le sexuel et la société bestiale dans laquelle je m'exprimais où j'essayais de m'exprimer.

Le 24 juillet 2006

Le matin est dur intérieurement: "les extraits", me dit ma femme debout depuis quinze jours avec les mêmes mots-l'irrespect de l'autre...

J'étais parti me promener car mes oreilles bourdonnaient et la marche était chancelante...

Je m'arretai avec deux dames: c'est l'âge où j'ai découvert la différence et oui, il y a une différence "quand on les embrasse, elle ne pique pas".

Je devais aller chez Alain à midi et déjà l'intérieur me parlait.

J'étais fatigué depuis plusieurs jours et surtout ce coup reçu le 14 juillet par une main...

La ville d'Oran est belle à voir et à aimer: y retrouver "la peste"...

La recherche était toujours en marche depuis ma naissance...

Alain m'ouvrit la porte et je lui dit "je suis en avance"... Je me reposai environ quinze minutes dans la pièce habituelle qui devenait ma pièce, mon territoire: j'étais chez toi...

Le carrousel du ventilateur était en marche... Je lui parlai de tout en désordre des sms reçus, des mails lus et de ceux qu'on ne recevait pas...

"Le quotidien est trop loin de l'absolu, c'est peut-être cela l'abime du vide..."

"Il est possible de toucher sans toucher réellement ?" Que pouvais-je lui répondre ? Oui et non...

Il est possible de vivre sans vivre réellement... En changeant les mots, nous changeons l'être et nous nous excusons...

"Je me sens tournée en bourrique"... J'aime cette phrase car n'est bourrique que celle qui le veut.

"Je ne voulais pas te blesser, mais juste me respecter..." Je te comprends... Je comprends toutes les douleurs sauf la mienne...Je comprends que tu voudrais que je te le dise: voilà c'est fait par écrit: mais ne pas t'en vouloir c'est aussi t'en vouloir...Petite fille...Elle était pourtant une très gentille et très tendre fille enveloppée par des angoisses où même au téléphone elle me dit "aide-moi!"... Mes mains sont toujours tendues mais le mot "amitié" est là aujourd'hui: il permet de reconstruire un lien différent mais il faut le temps.

Je parlai aussi de la chatte qui, après avoir accouchée, était partie avec ses jeunes et était seulement revenue quelques semaines plus tard avec ses enfants élevés... L'animal défendait ce que l'être humain n'aurait peut-être pas fait.

Ce cousin Joseph me fit aussi découvrir les premières projections de films cinématographiques de dessins animés... Quand nous sortions, nous allions à la campagne avec les deux chiens et l'air de la liberté était dans les yeux... Quelques années plus tard, il mourut mais j'ai oublié de quoi ...

Mon grand-père me rappelait aussi le marché noir pendant la guerre et la valeur du pain... La valeur de l'être humain et la valeur de la solidarité entre les ouvriers... Travailler était sacré.

J'avais eu aussi un bon contact dans ma jeunesse avec mon cousin Joseph... Il m'avait appris le nom des fleurs, des plantes: il m'avait surtout appris que le coeur battait... Malheureusement, il fut colloqué par deux fois... Il avait vu sa mère avec un homme au lit et ces derniers s'étaient arrangés pour que le bourgmestre socialiste signe un papier...

Le grand-père rentrait parfois "bourré": la grand-mère ne disait jamais rien-il avait généralement été faire trempette chez sa cousine... Il a failli passé par la fenètre de la chambre à couché où le soir la grand-mère y montait péniblement le pot pour les besoins de la nuit.

Avant la fin de la séance, j'abordai des contrôles de douane genre d'où venez-vous ? De chez moi et où allez-vous ? Chez moi... Le surréalisme et la communication... Avant de la quitter, il avait le sourire... Heureux comme moi...

"Quand je me sens déconnectée, tu es mon père, je suis aveuglée par mon transfert auquel je sens de ton côté que ton désir interfère. Je crois que je ne pourrais pasfaire une psychanalyse avec un homme, car peut-être je passerais à l’acte ?
Les psychanalystes sont censés être au clair avec eux-mêmes, c’est essentiel." Non ma grande tous les psychanalystes ne sont pas clairs avec eux-mêmes...ni en eux-mêmes.

J'avais rouvert l'ordinateur car je me souvenais de ce voyage en Suisse avec quatre jeunes filles qui aujourd'hui ont mon âge... Ce chalet où nous odrmions les uns contre les autres sans oublier la dame américaine, jolie, et qui le dernier jour vint m'embrasser sur les lèvres.

Je repensais aussi à ce voyage en avion entre Tachkent et Boukara... J'étais assis près d'une étudiante en médecine: nos doigts se sont touchés et nos adresses se sont échangées comme des alliances...

"Va bien, ça ira, ça roule...." Cette expression me touchait et je voulais laisser ce brin d'optimisme de quelqu'un qui m'est cher...

Demain, il y aura du soleil...

Le 25 juillet 2006.

Ce matin, j'avais été obligé de me recoucher tellement la douleur à la tête était forte, mais j'avais l'impression de voyager continuellement dans une avenue où tout le monde m'était connu et où le temps se mélangeait...

Le cousin, les parents, les grands parents, le voyage en Suisse avec quatre jeunes filles...tous les mots devaient ceux d'aujourd'hui et rayonnaient dans le présent et dans ma galaxie...

Je me souviens de Bernadette, adorable, qui dans les années 1974 m'accueillit régulièrement dans son kot et m'apprit à aimer un lit... moi qui était analphabète...Aujourd'hui j'aime toujous le lit mais j'ai réappris à aimer la femme.

Et finalement, je pris conscience que les gens intelligents ne peuvent que se reconnaître car notre société humaine en a trop besoin pour s'en servir.

La journée passait très rapidement vu la densité des échanges et la séance fut une continuité de cette journée où les mots sifflaient aux oreilles commes des traces humaines de sons oubliés. Le sens du mot "amitié" avait été redressé à 3000 kilomètres et le cousin était revenu en séance sans qu'il y soit invité... sans parler du tracé du chemin dans une campagne qui n'existait plus que ma tête sans savoir ce qu'était une tête... car beaucoup de gens n'en n'ont plus.

Les mots de l'autre, je ne peux les entendre que si ce sont mes maux: ma douleur intérieure qui devient l'expression de ma colère. La souffrance de l'enfant surdoué ou non dans une école où il est un "quelque chose" est douleureuse... Ce quelque chose peut être différent de l'enseignant aux souvenirs devant l'enfant adulte à qui on a volé son enfance et qui la cherchera... L'enfant a le droit à son enfance et l'enseignant a le devoir de ne pas l'en saigner...

Alain me dit "c'est dense"... Sur quelle chaine de TV... ouvrez les yeux... C'est une difficulté d'ouvrir les yeux quand le reste est fermé... A toi enfance...

J'avais oublié le cousin Louis que j'avais retrouvé mort un soir de java en rentrant... Louis était couché en boule près du feu il se chauffait deux idées du côtés droits...Louis était était le frère de mon grand père... J'allais souvent chez lui rue Sart Blanche N°9... J'avais régulièrement mes deux euros d'argent de poche qui pour l'époque était une entrée au cinéma.

J'allais aussi oublier d'écrire... Comment devient-on instituteur ? Mais en achetant sa carte au parti socialiste: une carte rouge de sang des ouvriers morts pour le droit au travail et à la dignité de mourir sous un coup grisou-ce n'est pas un meurtre, c'est un accident... Et leurs enfants! Ils n'avaient pas besoin de baiser autant. Et comment devient-on institutrice ? C'est un peu plus simple: en levant sa jupe et en montrant son cul.

"Tu me demandais pourquoi des papillons.
J’ai tendance à envoyer aux femmes des fleurs et des papillons aux hommes.
Sinon, j’aime les papillons, car c’est la liberté.
Il m’est arrivé aussi de prendre le papillon comme avatar, parce que je ne sais pas où me poser."

Le 26 juillet 2006.

La nuit fut longue, je m'endormis vers quatre heures du matin... Rien ne me venait à l'esprit et pourtant...

Ce matin, ma femme m'attendait pour me dire des mots de reproche... Je partis à la banque et surtout mon café..., un bon café...Je m'attardai dans une librairie où les revues "écrire" et "Prostitution" attirèrent mon attention...

"Une maman accouche par l'amour, le bon dieu crée par l'amour, le bon dieu crée la mére puis la maman si elle le veut, la maman ne crée pas le bon dieu, elle l'aime pour lui créer une image dans le coeur de ses enfants, c'est leur donner de l'amour. Entre la maman et le bon dieu y a une chose qui les unit : c'est l'amour."

"Pour gagner du temps, je te l’envoie pendant que je mange mes fraises.
Inutile de te culpabiliser hein parce que tu m’as envoyé une fois du Sade. Je ne t’en veux pas.

Je voudrais t’envoyer ce dont ma parlé mon ex maître (si je peux le dire ainsi) qui m’a fait découvrir Sade.
Ca n’est pas sain."

"J’apprends aujourd’hui ton discours. Je ne savais pas et je suis étonnée, parce que toi et moi avons partagé un peu la psychanalyse et nos psychanalyses. Ca me fait peur et m’inquiète.
Tu m’as dit aussi au téléphone que ça ne veut pas dire que tu es contre la psychanalyse. je ne comprends pas alors?
Je trouve ton discours contradictoire., excuse moi.

Nous sommes, je trouve, dans une société de surconsommation et du paraître, de l’avoir plutôt que de l’être je trouve, du jouir plutôt que du désir.
Est-ce pour ça que la psychanalyse peut déranger la société dans laquelle il faut absolument être dans la norme, performant(e), aller bien à tout prix?"

"Je suis très touché par ce colis qui était posé ce matin sur mon bureau, il ne fallait pas, le plus beau cadeau était pour nous avec Séverine de t’apporter notre solidarité de routards, ‘’un pitoyable pantalon de pluie’’ modeste geste dans ce monde d’indifférence et trop marqué par les différences, là où l’humanité est un mot formaté dans certains discours politique, l’humanité est dans l’action et non dans la rhétorique.
L’humanité est un peu comme l’archet qui vient caresser les cordes du violon, sans lui aucune nappe d’harmonie, rien, tout juste quelques notes qui nous blessent et nous torturent, l’humanité est aussi mettre de l’harmonie dans sa vie, même pour celles que l’on pense des plus merdiques, l’humanité apporte aussi le bonheur et l’ouverture sur le monde extérieur, les 3 sourires de Séverine en ont été le principal salaire et tu le méritais.
J’ai bien reçu tes mails, je suis à un poste stratégique dans l’entreprise et croule sous les dossiers, j’espère avoir le temps de les lires.
- Un grand merci de t’avoir rencontré sur la route de nos vacances.
- Un grand merci pour ton geste d’une extrême délicatesse. ‘’Si Dieu existe, il devait être motard quand il était jeune ou dans une vie antérieure."

Le 28 juillet 2006.

Alain allait bien... il se préparait pour les vacances, moi aussi...

Le matin, j'eus une communication téléphonique avec un contrôleur des contributions: ceux des intrus. Comme s'il était interdit d'entreprendre dans ce pays où la merde était le pouvoir...

Il viendra ce lundi me parler humainement: j'attends son sens de l'humain... Pour l'instant, je donnais de l'humain et surtout aujourd'hui...

"A qui parles-tu ? Qui sont les 5 ?
Quel est l’homme avec qui j’ai parlé au téléphone ?
Quel est l’homme que j’ai rencontré à Paris ?
Quel est l’homme avec qui je parle par mail ?
Quel est l’homme qui écrit sur son blog ?"

Que puis-je lui dire ?

Dans mon être il y a sept milliards d'individus... Voilà et chacun s'exprime par mon écrit...

Donc chaque lettre est un individu que "j'étale" comme dit cette fille...

Est-ce que le fait que tu dis ne pas comprendre, c’est parce que tu n’as pas conscience de ce que tu fais ?

"Comment voudrais-tu que je te parle ? Je suis un peu ferme, je le reconnais désolée.
Suis-je obligée de continuer à laisser faire, à me plier du fait que tu m’exposes comme ton objet ?" Qu'avait-elle compris et qu'à vais-je compris ?

Ecoute, tu me demandes de quitter quoi ?
Par deux fois j'ai été dans ton blog d'appartement: à 2 heures du matin et 23 heures tu m'as demandé de quitter ce que j'ai fait...
Je suis dans mon blog et tu me demandes que je parte... Je suis dans mon écrit...

"Dans les anciens temps, un vieux savant souphiste, voyageait dans les contrés et les pays pour acquérir un savoir.
Arrivé dans une petite ville, accueillante et conviviale, la première chose qu’il visitait, c’était le cimetière.
Attiré par les épitaphes, il a commencé à lire les écrits qui lui semblaient bizarres.
Sur une tombe, il a lu : « cette personne était un grand chef guerrier, il a guidé plusieurs batailles victorieuses qui lui a valu le plus haut grade, et il est mort à l’âge de cinq ans » puis sur une autre : « grand scientifique de son temps, ayant acquis et donné un grand savoir, il a laissé des livres et encyclopédies scientifiques, et il est mort à l’âge d’un an »
Ne comprenant plus le sens de cette énigme, il part retrouver le maire de cette ville pour qu’il l’éclair un peu.
Le maire voyant son étonnement et sa curiosité lui dit : « Dans notre ville, on ne compte que les jours heureux de notre vie »
Le souphiste lui répond aussitôt : « J’aimerai mourir dans votre ville, et mettez sur ma tombe : souphiste savant, il a voyagé dans toutes les pays du monde, ayant étudié les différentes peuplades avec leurs cultures et coutumes, a écrit des livres sur la sociologie et les sciences humaines, et il est mort avant sa naissance ».

Combien tu as vécu Albert ?"

La séance se déroula avec beaucoup de silence: fatigué par les ennuis... Le repos du corps et la place dans l'espace...

J'en profitai pour téléphoner à Philippe pour lui demander l'état des routes en Afrique du Nord...

Ma femme allait rentrer avec son lot d'angoissse que je ne voulais pas savoir, ni voir, ni entendre...

"Je te sens en grand souffrance." Oui, c'est vrai mais que vas-tu faire à part te plaindre par écrit... Y a-t-il une main tendue, une écoute ou l'écrit de ta souffrance ?

"Excuse moi Raymond, mais je trouve ton message mystérieux." Oui, mystérieux... Utilisons les mots pour nous cacher derrière et nous permettre de se voir plus beau dans notre miroir...

"Je ne te fais pas la bise volontairement, car je pense que c’est mieux que je prenne mes distances." Prends tes distances trois cent mille kilomètres par seconde ...

Ne fais plus rien... Ne respire même plus... Assieds toi et attends demain... S'il y a demain...

"J’ai écouté ton message sur le répondeur de mon portable et j’ai lu tes messages.
C’est inquiétant ce que tu me dis à propos du comptable et du contrôleur .
J’ai du mal à comprendre, parce que si tu n’as rien fait, que te veulent-ils ?
Sérieusement, leur as-tu envoyé cette photo pornographique ?

Pourquoi sacré toi ? Tu me taquines là, coquin hein ?
Qu’est-ce que tu en penses toi ?" Et tous les bons moments passés dehors... Pourquoi ?

"Je crois rêver, je suis dingue, tu continues à prendre mes écrits. C’est dégueulasse, inhumain, humiliant..." Et mes sentiments ce n'est pas humiliant !
"Tu n’as aucun respect de l’autre" et toi ?
"Rien ne t’arrête, tu es sans limites, personne ne met fin à ce que tu es en train de faire.
Moi, qui m’inquiétait parce que tu souffres." Et qu'allais-tu faire ? Dis! "Je suis idiote, une putain aussi n’est-ce pas ?" C'est toi qui le dis... "Je continue à m’en prendre plein la figure et en plus j’alimente en plus ça, car je te réponds.
Je pensais que tu n’étais pas conscient de ce que tu continues à faire, mais me voilà à présent dans le doute. Y prends-tu du plaisir ?" Et toi ma grande !

"Non, mon appartement n’est pas un blog. Un blog c’est sur internet, c’est du virtuel.
Réveille toi. Tu veux rester dans ton imaginaire et tu ne vois pas l’autre." Et toi ?

"Mais, qui empêche l’autre d’exister à ton avis, qui utilise l’autre pour dorer son narcissisme hein ?

Pourquoi aurais-je dû me soumettre à ton désir ?" Et moi à tes orgasmes par téléphone...
"Pourquoi n’aurais-je pas dû me respecter ? Pourquoi aurais-je dû me forcer à que tu restes chez moi, que tu partages mon lit ?

Je sens que tu vas encore te régaler avec ce que je viens d’écrire, n’est-ce pas..." Mais c'est peut-être est-ce toi qui te régales de tout !

"Je coupe.
Je ne veux plus de mots tendres, mots qui envoûtent, parce qu’il faut bien que tu endormes l’autre pour pouvoir après faire ce que tu es en train de faire sur ton blog ?"

Je te laisse sur ta réflexion...et ta jalousie...Mais voilà trois mois que je te connais et c'est la première fois que tu exprimes des sentiments clairs et que tu devrais tenir à ton père... Merci pour lui...et peut-être l'aurais-tu laisser dormir dans ton lit ?

Finalement quand tu entres dans la cage aux lionnes tu te fais dévorer...

Et elle continua: "Non, je n’ai eu aucun plaisir à te dire que je ne sentais pas que tu restes chez moi. Je me suis respectée, car je ne voulais pas partager mon lit avec toi, que tu me pénètres.
Je ne cesse de me justifier. Tu ne fais que me faire porter le chapeau, me culpabiliser, parce que tu n’as pas pu m’imposer ton désir, et ça te frustre. Amitiés." Amitiés à toi petite fille et bise à tous les autres pères...que tu as connu et que tu connaîtras...

Mais finalement, quel âge a-t-elle ?

Elle a l'âge des trophées... Elle parvenait à écrire dans l'indignation clairement: il y a progrès son analyse avance bien mais nous devons la reprogrammer, elle risque de prendre le pouvoir...

Elle essaye de le prendre: elle a la parole... "Mais, quelle est cette jalousie dont tu parles ?
Voilà encore une projection de ta part, quelquechose qui ne m'appartient pas et que tu veux me coller, parce je ne suis pas jalouse. De qui et de quoi serais-je jalouse ?
J’ai découvert que tu étais narcissique.
J’avais cru à tes mots tendres et à tout ce que tu m’as raconté de toi, de ta vie.
Aujourd’hui, j’ai l’impression que tu t’es moqué de moi. Où est le vrai dans tout ce que tu as dit ? M’as-tu menti ?
Je découvre maintenant ce que tu dis des femmes. Ton discours n’est-il pas pervers ?
Et si tu parlais de ta structure que tu ne veux pas que l'on touche?"

Elle a une expression vive et digne...

Elle continua: "Pourquoi ça te plaît comme ça ?
Voudrais-tu que je sois ta prostituée pour être une femme à tes yeux ?
Pourtant un père ne fait pas ça à sa fille et sa fille ne peut pas l'accepter ?"

Elle a eu la parole... Elle voulait me faire croire que son père ne l'avait pas touchée... Je ne la crois pas.


Le 29 juillet 2006.

J'avais bien dormi et j'avais de suite à mon texte qui prenait une dimension qui m'échappait et quand l'écrit m'échappe c'est que l'inconscient souvre...

"Je rêve là, comment peut-on laisser dire des choses pareils ? C’est pervers ce que tu dis là, non . Tu écris : « Pour en être une, il faut d'abord du coeur et ce n'est doué à toutes les femmes... »Veux-tu dire que nous les femmes nous devrions être prostituées pour être femme à tes yeux ? Dis moi que je délire là, s’il te plaît, parce qu’il ya de quoi se taper la tête contre les murs ou de passer par la fenêtre ?" Tu délires si tu veux, tu te tapes la tête si tu veux et tu passes par la fenêtre si tu veux. Tu es chez toi et tu mets les gens à la porte si tu veux... Je suis dans mon texte et j'y reste... Le texte s'écrit et l'autre le lit: la difficulté est de se rapprocher de ce que l'autre a écrit mais pas dit...

Le soir sur la boite à message, la dame me laissa quelques mots d'angoisse dont "tu sors de ma vie", mais par où suis-je entré ?

Mon chat me regarda et me dit: "donne moi ton texte et sans savoir lire il le lut..."et il comprit:"Albert m'ai tu es rempli de sentiments, mon gros chat, mais cette chatte a quitté le sein trop tôt..." Je le regardai et il miaula...

"J'en avais plusieurs que j'accueille en cachette, mon pére me défend de les aimer.
c'est mes enfants.
Le dernier je l'ai trouvé abandonner dans un petit trou dans la rue, il était si petit que ma main était plus grande que lui. Il m'a fait pitié, je l'ai mis dans le jardin en lui disant reste là tu ne m'as jamais vu! il est jaune et tellement petit que je l'ai appelé ZKIKOU en arabe veut dire minimum, miette.....trés petit quoi!
Ca fait un an qu'il vit dans ma chambre en cachette, il est tombé malade deux fois par le froid, j'ai du le mettre au chaud, puis en grandissant un chat de la voisine veut le tuer parce que c'est un mâle, donc toujours dans ma chambre, et je lui fais le baby setting dans le jardin pour le défendre quand l'autre veut le tuer.
Il me tient compagnie, j'ai refusé de voyager à cause de lui, si ma mére quitte la maison je dois rester pour veiller sur lui, il a peur des étrangers.....ce qui est beau c'est qu'il me réveille le matin avec des bisous.
mes anciens chats, les voisins les empoisonne, celui que j'ai gardé 4 ans, l'ont tué en mars, crois moi que pour la premiére fois que j'ai pleuré en cachette et beaucoup, il s'appelait bitou mon enfant, j'ai pas encore fait mon deuil.
Voila je parle de mon petit et j'ai envie de pleurer."

Je ne leur avais jamais demandé pourquoi ils étaient là mais la plupart soit pour meurtre ou viol et meurtre sur enfant: je leur ai toujours serré la main.
Je les recevais assis sur le WC en bois et je les écoutais...
Un jour un type a pèté les plombs ou il m'a testé: il lève son pantalon et prends une lame de rasoir je vais m'ouvrir la jambe devant toi et il me regarda: tu es un brave type, tu ne le supporterais pas.
Quelques jours avant Noël dans un corridor un détenu prend sa guitare et chante dans l'obscurité "quand on a que l'amour"...

Un jour aussi comme je laissais toujours mon portefeuille dans la voiture et que je ne prenais jamais d'argent sur moi, j'arrive à la sortie et je rencontre un garde pour m'ouvrir ma porte qui ne me connaissait pas... J'ai du attendre de trouver quelqu'un qui me connaissait pour pouvoir sortir mais c'est à ce moment que personne n'apparait...

Fatigué je suis allé me reposer...

Le temps breton suintait silencieusement du portable rempli d'orgasme fiable le long de la route où je trouve et trace le silon du lendemain...

"Oui, ces femmes qui se prostituent malheureusement et peut-être pas toutes forcément par choix, sont sûrement des femmes très bien. Quel gâchis.
Certaines sont aussi forcées par des proxénètes à se prostituer."

Le 30 juillet 2006.

Un mal à la tête comme tous les jours et en plus du courier de quelqu'un que j'oubliais...

"Qu’est-ce ce film « La Liseuse » ? Je ne connais pas désolée.

Je te prie de ne plus rien m’envoyer dans ma boîte aux lettres chez moi à mon adresse postale à Sartrouville, donc pas de livres.
Je devrais même d’ailleurs te renvoyer chez toi tes livres que tu m’as déjà envoyés, ton bijou, tes cartes, etc…
Je ne suis pas à acheter.

Je te prie de ne plus venir chez moi.

Je te prie aussi de ne plus te servir de mes écrits. Tu fais intrusion dans mon intimité. C’est un viol.
Encore heureux que je ne me suis pas laissée pénétrer par ton sexe., parce que quand je vois ce que tu es en train de faire.
Je maintiens ce que je dis pour ces femmes qui sont instrumentalisées par certains hommes qui se servent de leur corps.
Ca t'embête qu'une femme prenne la parole hein?" Non, je suis heureux quand une femme prend la parole: il n'y a pas assez de femmes qui prennent la parole.

Je voudrais simplement qu'elle me rende tout le temps perdu à écouter une femme parler de son interdit de l'inceste avec son père et tous les sentiments déchirés qui sont en moi: l'atroce est ce qu'on ne voit pas.

Je croyais être tranquille pour aujourd'hui car le mal d'être et de tête m'envaillissaient de plus en plus quand je reçus encore quelques mots:

"Pour te répondre, c’est le père que j’ai projetté sur toi qui me manque, ce que tu sais déjà, puisque nous avons déjà parlé et ce même au début.
Ca n’est pas le manque qui me fait souffrir, car j’ai l’habitude d’être dans le manque et je pense que le manque est sain, mais ce qui me fait mal est que je n’arrive pas à « récupérer » (je ne sais pas si c’est le bon mot désolée) ce que j’ai projetté sur toi, ça se maintient, pourquoi ? C’est l’enfer et ça me bouffe. Je me rends compte qu'il faut être prudent sur qui nous reportons, mais je ne peux pas le contrôler.
Je crois qu’à ce niveau, il n’ya que ma psychanalyste qui puisse m’aider, dans mon transfert avec elle, je crois ?

Tu te demandes quelles limites tu as dépassées ? Pour te repondre, c’est en fait ce que je te répète depuis tant de temps que tu ne veux pas ou que tu ne peux pas entendre, je ne sais pas ?


C’est peut-être comme avec un enfant qui cherche sans cesse à dépasser la limite, il recommencera sans cesse pour qu’on lui mette la limite ; est-ce ça ?

Tu as écrit : « Un mal à la tête comme tous les jours et en plus du courier de quelqu'un que j'oubliais... »
N’oublie pas de préciser que le courrier que tu reçois de moi est en réponse au tient.
J’ai ma part de responsabilité, parce que je te réponds, ce que je voudrais cesser de faire, car ça me fait plus de mal qu’autre chose, car je retrouve mes écrits exposer en public.
Mais, je ne veux pas porter ta responsabilité à toi.
Moi aussi, je voudrais t’oublier.

Bonne soirée"

A chaque fois, je suis secoué pourquoi les tremblements d'humains sont-ils si douloureux ?

Que tu es belle, tu sais, avec ce chat et tes yeux au loin, tu m'attends !

Je t'aime !

Mais ces quelques mots n'empêchent la douleur de réapparaître sous les lignes et les rides de l'écrit de l'autre que je fais mien...

Malheureusement, le soir, vers 23 heures, j'appris que cette dame était morte d'un cancer aux idées... J'allumai une bougie, mon sexe qu'elle n'avait pas consommé, ni consummé...

Le 31 juillet 2006.

Le contrôleur venait de passer... Il m'expliqua humainement et didactiquement ce qu'il attendait de moi et ce qu'il ferait après en spécifiant bien que toute sa famille a été indépendant et que la notion du travail était sept jours sur sept avec des quatorze heures de prestation...

J'ai ma séance à quatorze heures... J'irai en moto...

Revenu, ils m'attendaient pour charger les livraisons de demain... Puis, il y avait le dossier à terminer...